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| Un peu d'histoire... |
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| La traversée des Andes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Comentario | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Randonnée à cheval - Mendoza / Argentine |
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Aspects Généraux La stratégie opérationnelle: anéantir le plus tôt possible l'ennemi au Chili, occuper Santiago et disposer d'assez d'espace pour continuer les opérations sur Lima. Tactiquement il faut résoudre les problèmes suivants: - Tromper les royalistes sur les lignes d'invasion suivies par les patriotes pour les obliger à maintenir dispersés ses effectifs sur un front de 600 Km. De cette façon l'ennemi fragilise son dispositif permettant aux patriotes de forcer la ligne de front. Mener à bien le personnel et le matériel sur plus de 800 Km. de terrain montagneux, traverser des cordons de haute montagne, tout en rencontrant peu d' eau et de population, des vallées arides et des températures très froides même en plein été. Arriver de l'autre côté des Andes et être apte à combattre malgré un court apprentissage des armes - réussir à gagner une bataille en moins de temps possible pour pouvoir ensuite continuer les opérations futures. Concernant la situation stratégique à la fin de l'année 1816, San Martin réussit à désorienter les royalistes qui ne savent pas où se trouve sa colonne principale d'invasion. Le commando ennemi croit que la majorité de l'armée patriote passera par le Col du Planchón. Début 1817, Marcó de Pont commence à recevoir des informations sur l'avancée de l'Armée des Andes au sud comme au nord. Du coup il ordonne une série de reconnaissances: la seule qui fonctionne est celle de Picheuta où il rentre en contact avec les forces patriotes. Découvrant l'armée patriote presque à la vallée de l'Aconcagua, les royalistes continuent à douter sur la situation et ne réussissent toujours pas à définir la colonne principale et donc de réunir leurs forces dans un même endroit. Les royalistes doivent continuer à maintenir leur ligne de front dispersée entre la vallée de l'Aconcagua et Conception. Le Général San Martin veut que la bataille se livre dans la Vallée de l'Aconcagua ou aux alentours de Chacabuco, car c'est un endroit plus plat que Santiago pour les deux adversaires. Si les réalistes se laissent attirer par l'avance du Colonel Las Heras, la colonne principale venant du nord peut agir d'arrière garde. Si les réalistes ne vont pas à l'avance de la colonne de Las Heras en y laissant des effectifs inférieurs, et rejetent ses forces sur la colonne principale patriote, Las Heras doit forcer la résistance des forces réalistes et aller vers le nord vers les flans et l'arrière garde des réalistes. Telles sont les prévisions de San Martin. Brève
synthèse des Opérations du combat de Picheuta (24 janvier 1817):
Le Combat de Guardia Vieja (4 février 1817)
Le Combat d'Achupallas (4 février 1817)
Le Combat de Las Coimas (7 février 1817)
La bataille de Chacabuco (12 février 1817) 1) Brève description du terrain. Il s'agit d'un terrain de montagne: la "Cuesta" sépare la vallée de l'Aconcagua de la vallée de Maipo. Chacabuco est une chaîne de montagne transversale, qui va d'est en ouest et unit la cordillère des Andes avec la Cordillère de la Côte. En dehors des chemins, il n'existe que deux gorges. A Cinq kilomètres au nord de la cime de Chacabuco, le chemin bifurque entre deux sentiers, celui de l'est, appelé la Cuesta Vieja qui est plus court mais plus raide et celui de l'ouest appelé Cuesta Nueva. Les deux chemins terminent dans la plaine de Chacabuco et sont éloignés l'un de l'autre de 2 500 m. La bataille se déroule dans la vallée étroite, coupée au nord par le mont des Tórtolas Cuyanas, à l'est par les monts los Halcones et Guanaco, à l'ouest par les monts Lomas Peladas et Chingüe et au sud par le mont Quemado. L'hacienda de Chacabuco se trouve à 3 Km au sud de l'union des chemins de las cuestas Vieja et Nueva. De là part un seul chemin qui part du col de la Colina et va jusqu'à Santiago, situé à 45 Km au sud. 2) Situation. 3) Forces:
Patriotes. 3.600 hommes et 9 pièces d'artillerie. 4) Plan tactique patriote. Le Général San Martin conçoit une attaque frontale sous les ordres de O'Higgins par le chemin de la Cuesta Vieja pour obtenir l'accrochage de l'ennemi et l'attaque enveloppante menée par Soler par le chemin de la Cuesta Nueva vers les flans et l'arrière garde réaliste. Ce plan est modifié par l'action peu prudente de O'Higgins qui transforme l'attaque secondaire en principale et manque de faire échouer l'attaque si San Martin n'était pas intervenu, conduisant lui même la réserve et chargeant à la tête de ses grenadiers. 5) Brève
synthèse des opérations Maroto. En constatant la faiblesse que
présente sa position défensive au sommet de la Cuesta et de ses effectifs, il décide d'occuper une nouvelle
position au nord du mont Guanaco - sur le versant nord du mont Quemado
et du mont Chingüe. Malgré les recommandations de San Martin
concernant la coordination liées aux colonnes de Soler et O'Higgins, ce
dernier se trouvant face à la position ennemi, ordonne l'attaque. La efficacité
du feu réaliste fait reculer les patriotes vers le mont Tórtolas
et Cuyanas et Maroto se lance à leur poursuite. C'est dans cette
situation critique que San Martin intervient et ordonne à Soler d'hâter
l'avancée et simultanément il charge face aux grenadiers à cheval contre
les effectifs réalistes qui font pression sur O'Higgins. L'attaque de San Martin
finit en succès et permet à O'Higgins de se réorganiser et de lancer
une nouvelle offensive avec Soler loqrsu'il commence son attaque contre la
position du mont Chingüe. Les réalistes attaqués par les flans sont
vaincus et essayent de se replier tant bien que mal vers l'hacienda de Chacabuco
où ils se rendent rapidement. La Cavalerie patriote poursuit ceux qui
sont restés dispersés jusqu'au col de la Colina, à 20 Km. de Chacabuco. Les réalistes
ont 600 morts, 550 prisonniers et de grandes pertes matérielles. COMPOSITION DE
L'ARMEE DES ANDES. Etat Major de l'Armée (Chef de l'état major Brigadier Estanislao Soler). Dont adjudants, aumôniers, chirurgiens, auditeur, commissaire général et autres. Infanterie:
Cavalerie: Escadron d'Escorte. Chef: Lieutenant colonel Mariano Necochea. Régiment de Grenadiers à Cheval. Chef: Lieutenant colonel Martín Zapiola (742 hommes). Artillerie: Bataillon d'Artillerie de 18 pièces. Chef: Commandant Pedro Regalado de la Plaza (241 hommes). - Services: Atelier militaire, gauchos, miliciens et services auxiliaires (hôpital mobile, maréchal-ferrant etc.) avec près de 1 200 hommes. Vers la fin de l'année 1816, peu avant le début de la Geste, l'armée a 10 000 mules de somme et de selle et 1 600 chevaux. Les munitions: 100 coups et cinq pierres par tireur (fusils à pierre). - 120 coups par pièce d'artillerie pour un total de 900 000 coups pour l'infanterie et 4 000 d'artillerie.
LE PLAN CONTINENTAL: Schéma basique - Concentrer une armée réduite mais de grande cohésion et capacité opérationnelle. - Traverser les Andes et renforcer les forces chiliennes qui ont combattu à Concepción, Talcahuano et Chillán et n'ont pas réussi à définir une campagne. - Une fois
consolidée le territoire chilien à travers l'enveloppement amphibie,
l'objectif est d'occuper Lima (centre du pouvoir politique réaliste en
Amérique). - Saisir dans un premier temps les effectifs réalistes à travers l'attaque des troupes de Güemes, et prévoyant par la suite une attaque offensive vers le nord, en coordination avec la manœuvre amphibie vers LIMA. MODIFICATIONS
DU SCHEMA BASIQUE
La traversée des Andes (...) Source: Faits et Gloire du Général San Martin. Auteur: Alberto Palcos El Ateneo, Buenos Aires, 1950. Début janvier San Martin se concentre sur l'armée du Plumerillo à Mendoza où se célèbrent des fêtes religieuses solennelles. On proclame la Vierge patronne de l'armée , on jure et béni le drapeau, le premier d'indépendance en l'Amérique -. Dans l'après midi un groupe d'officiers fait preuve d'un grand courage lors d'une course de taureaux sur la Place principale. "La patrie a besoin de fous", exclame San Martin et dans la soirée il y a une fête dansante. (...) En guise d'avancée, San Martin envoie de petits contingents de troupes qui ont la mission de soulever différentes zones chiliennes et de propager l'insurrection. Puis le gros de l'armée part. Toute la population de Mendoza va dans les rues et accueille chaleureusement les chefs, officiers et soldats, elle leur offre des ponchos et des couvertures pour se protéger du froid de la montagne. Tout le monde bénit cette armée et se réjouit que la région de Cuyo ait eu l'honneur de la former. Le peuple pressant que cette armée va s'immortaliser dans les pages de l'histoire. Pendant les deux proclamations San Martin fait ses adieux avec tendresse à Mendoza et salue le peuple par des mots très encourageants. Il envoie par groupes l'armée en commençant pas la division de Las Heras qui part par Uspallata; le 24 janvier toutes les forces sont hors de la ville. Peu après la division d'avant garde part par le chemin de los Patos sous les ordres de Soler; O'Higgins va au devant de l'arrière garde. La réserve menée par San Martín emprunte le même chemin. Enfin on célèbre ce départ tant désiré. L'armée la mieux disciplinée d'Amérique Latine va escalader des montagnes presque inaccessibles. Formation:
Animaux:
Le parque et l'atelier d'artillerie
Ces chiffres reflètent la grande difficulté à vaincre l'ennemi vu le peu de moyens techniques disponibles à l'époque. Malgré les recours disponibles à notre époque, la traversée des Andes par plus de 5 000 hommes avec un bagage aussi important marque des fastes dans les annales militaires mondiales. San Martin prévoit tout. Il reçoit des conseils des gauchos et il calcule la traversée par Uspallata en 10 jours et par los Patos en 17 à raison de 4 à 10 lieues par jour. Le long de sa carrière il a combattu contre des armées de terre et de mer. En 1817 il se bat contre des forces adverses, mais avant il doit commencer par se battre contre la nature, ce qui l'empêche de dormir comme il le déclare. (...) L'atmosphère petit à petit se raréfie, les cœurs se relâchent, il y a des hémorragies, les membres s'endorment et les corps restent transis par le froid ou ensevelis sous la neige. Quels chemins endiablés! (...) C'est une prouesse que de faire passer des canons par des défilés si étroits. L'un d'eux est tombé dans les abimes mais l'ingénieux Fray Luis Beltrán l'enlève des profondeurs, le restaure et il tonne à Maipú. (...) En général on parle de la cordillère: en réalité il y en a 4. San Martin le mentionne subtilement: "Rien que le passage de la chaîne de montagnes a été un triomphe". Le passage de los Patos est "un chemin de cent lieues traversé par d'éminences abruptes, défilés, traversées, gorges profondes entre coupées par quatre cordillères". Il les franchit toutes. (...) "Pour le 6 février - écrit-il le 24 janvier à Godoy Cruz- nous serons dans la vallée de l' Aconcagua, avec l'aide de Dieu, et pour le 15, déjà au Chili, pour la vie ou pour la mort". (...) On ne saurait compter le nombre d'heures que les gens attendaient des nouvelles de l'armée des Andes: elles furent éternelles. Personne ne perdait espérance, bien que la peur ne soit pas absente dans les cœurs. Et le propre directeur suprême qui avait tant confiance en le Général en chef, perd espoir lorsqu'il apprend qu'il y avait eu 400 pertes entre malades, déserteurs et estropiés; et il regarda soudainement l'horizon s'obscurcir. Le chiffre cependant aurait pu être plus grand. Il n'augmenta pas grâce aux précautions de San Martin et le bon service sanitaire, organisé par le docteur Diego Parossien. Pendant la traversée 6300 mules et plus de 2000 chevaux sont morts. Le Général traverse la cordillère à mule harnaché à la façon chilienne. (...) Il a un sombrero à deux pointes, des bottes de grenadiers, le fameux sabre courbé, une veste militaire renforcée de peau de loutre. Il affronte avec enjouement la tempête de grêle qui se déchaîne sur les hauts plateaux. Et comme à Mendoza il n'arrivait pas à dormir, pensant à l'effrayante cordillère, maintenant, au beau milieu de la furie de la bourrasque, il étend sur le sol rocailleux quelques peaux de mouton et s'endort avec 6 degrés au-dessous de zéro. Quand il se réveille, il lutte contre le froid en prenant un gorgée d'alcool et afin de réchauffer les esprits il fait jouer l'hymne national dont les échos résonnent dans les anfractuosités des montagnes et dissipent le froid, la fatigue et toutes les préoccupations. Puis il reprend la marche et rempli de joie, il perçoit les vallées souriantes chiliennes comme une augure de triomphe. Les six passages de la traversée des Andes
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